Entretien avec Gilles Ronin, architecte

20 avril 2010 § 2 commentaires

L'instrument des grand-pères architectes, le tire-ligne

Où il est question tour à tour de calque faible, de calque fort, de tiers de calque, de calque végétal, de calque « crystal » et du mythique calque américain; des meilleurs instruments pour gratter, du tire-lignes au Rapido en passant par le Graphos, de la   »grosse bite » des architectes des années 60, des zips et de la photocopieuse et des premiers modèles 3D filaires sur ordinateurs….

Calque sur calque : Pouvez-vous nous faire rentrer dans les ateliers des architectes d’il y a quelques années ? Comment travailliez-vous avec le papier calque ? Quels étaient les outils « phares » avant l’arrivée de l’ordinateur dans les agences ?

Gilles Ronin : Disons que l’instrument principal de travail au niveau de l’étude (il y avait l’étude, puis ensuite le dessin), c’était le calque d’étude ou le calque faible, qui doit être de l’ordre de 30 à 50 g/m², qui est donc assez léger et assez fragile. Il arrivait en rouleau, c’était des rouleaux de 110, qui était généralement coupé en 3 par les fournisseurs de papier du coté de l’école ou d’ailleurs. On appelait cela un « tiers de calque » d’ailleurs, qu’on mettait sur la feuille. Comme c’est du calque cela permet d’avoir des superpositions, qui d’ailleurs est un peu ce qui manque aujourd’hui dans la démarche informatique, c’était quand même un instrument qui était super efficace pour cela. Quand j’ai appris, en commençant l’école, dans les années 60, l’instrument de pas-mal d’architectes, c’était la grosse mine, d’au moins 2.5 mm à 3 mm, assez grasse, que l’on appelait la « grosse bite ». On avait des patrons qui maniaient avec plaisir la « grosse bite » non seulement sur nos calques, mais parfois sur nos propres dessins parfaitement finis, pour amener de grosses corrections. C’était un peu la panique. Mais moi, je n’ai jamais utilisé ce truc là, car j’ai toujours trouvé que cela avait un coté trop « artisan », on s’en mettait plein les doigts. Après on est passé aux feutres, il y a toute une génération de feutre, Pentel et divers, qui marchaient près bien sur le calque. J’ai beaucoup travaillé avec cela. Et puis, au crayon. Mais le crayon…, il y a toujours un rapport un peu délicat entre le crayon et le calque. Le calque, c’est assez abrasif, et le crayon … Je n’ai pas le souvenir d’avoir véritablement étudié, d’avoir fait le travail d’étude au crayon. C’était plutôt au feutre, quitte à avoir plusieurs feutres. Il y a des feutres qui sont secs et qui permettent de faire des nuances dans le dessin. Travailler avec un feutre sec, c’était assez pratique. Et tous les projets que j’ai étudié pendant 25 ans, c’était ça. Alors, on coupait des morceaux, on les scotchait avec 4 petits bouts de Tesa pour faire en sorte que cela tienne un peu plus.

C. C : Comment gérait-on la tension du calque scotché ? Le calque est sans cesse en train de se rétracter, avec l’humidité, la chaleur ?

G. R : Ah oui, ca c’est intéressant ! Je me souviens d’un détail, par exemple, le soir quand on quittait l’agence, on avait nos calques qui étaient collés, tendu sur la feuille avec du Tesa tout autour, et on couvrait les calques. Il fallait mettre un papier, on prenait un tirage que l’on dépliait et que l’on mettait sur la planche à dessin et cela faisait que le lendemain matin, le calque n’était pas détendu. Parce que si on laisse un calque la nuit tendu sur une planche et que l’on revient le matin, pfuiiit, on le retrouve complètement gondolé par l’humidité.

C. C : Revenons, au calque en rouleau : a-t-il un sens ?

G. R : Oui, et c’est précisément ce que j’explique aux quelques étudiants que je vois parfois utiliser du calque, et à chaque fois je leur explique qu’ils le prennent à l’envers ! Quand vous avez un rouleau de calque, évidemment, vous le poser sur la feuille et vous le déroulez comme çà, dans le sens le plus naturel. Mais, en faisant ainsi, bzzzt, le calque revient en permanence, c’est très chiant, on se retrouve toujours avec la feuille sur la main et tout ça. En fait il faut le mettre dans l’autre sens, et en le pliant légèrement, la feuille ne bouge pas. Il y avait des petits gestes comme çà. Généralement on déroulait à l’envers, et quand un dessin commençait à devenir sérieux, on mettait 4 bouts de scotch, on prenait le cutch et on arrachait le rouleau pour avoir une feuille. C’était d’une souplesse assez formidable. On pouvait éventuellement rajouter une feuille après. Le seul problème, c’est que ce calque en rouleau était assez fragile. Alors que le calque de dessin final est super costaud et on travaillait à la lame dessus, la lame de rasoir, on la tenait verticale et à la fin on avait des calques qui commençaient à fatiguer sérieusement. Mais on faisait des montages ! On rapiéçait du calque avec du scotch transparent, cela arrivait, s’il y avait vraiment un problème. Grâce au scotch invisible, qui est arrivé, je ne sais pas, dans les années 60-70. Cela marchait très bien !

C. C : Combien de fois pouvait-on gratter au même endroit sur un calque « costaud » ?

G. R : Oh, je dirais bien trois fois en faisant gaffe. Il fallait avoir un peu de coup de main et des lames de rasoir très propres et très souples, neuves. On faisait cela sur le calque et sur le papier, on enlevait aussi à la lame, on coinçait la lame entre l’index et le pouce pour qu’elle fasse un petit arc, elle se retrouvait horizontale sur le papier et l’on enlevait des petits copeaux, on pouvait enlever des zones dessinées, par exemple des traits, on pouvait enlever 10 cm de trait sans problème. Ensuite on frottait avec l’ongle pour repolir la surface et l’on pouvait redessiner. Mais sur le papier une fois, pas deux, c’est quand même un peu limite… Parce qu’il y a une couche de colle sur le papier… Enfin ce n’est pas qu’il y a une couche de colle, il y a de la colle dans le papier, mais la couche supérieure est quand même plus dure donc si on l’arrache, cela fragilise le papier forcément ; et sinon il y avait des gommes pour effacer l’encre, des gommes plus dures.

C. C : Avec quoi dessinait-on sur le calque ?

G. R : Pour écrire sur le calque de rendu, initialement il y avait les tire-lignes, moi personnellement je n’ai pas connu les tire-lignes. Enfin j’ai connu quand même un prof qui a essayé de nous faire dessiner au tire-ligne, cela a été un peu la révolte au sein de l’atelier. Ensuite il y a eu le graphos, qui était une espèce de stylo allemand avec des petites plumes spécialisées à encre de chine, qui était super sophistiqué, mais qui était quand même assez emmerdant parce qu’il fallait le nettoyer, l’entretenir. Et après sont arrivés les Rapido, avec le tube, et ceux là marchent encore. Mais alors pour les puristes, le rapido ce n’est pas de l’encre de chine, c’est une encre qui est un peu fluide, qui est beaucoup moins opaque, forcément parce que dans le tube, si on met de l’encre de Chine cela pète, ca ne marche pas. Donc le trait du graphos était considéré comme de meilleure qualité… Mais bon cela a vite disparu, avec le rapido c’était tellement plus facile…. On dessinait également au feutre, mais le feutre ne tient pas bien sur le calque, avec les doigts même si l’encre est sèche, cela fait des marques sur le calque, donc on évitait de dessiner au feutre.

Rapido

Le célèbre Rotring

L'instrument des grand-pères architectes, le tire-ligne

Un tire-ligne

C.C : Le feutre était le seul instrument qui permettait d’apporter de la couleur sur le calque ?

G.R : En archi, on ne faisait quasiment pas de couleur ! Les architectes d’intérieur avaient des marqueurs et savaient dessiner en couleur. Mais c’est une technique assez spéciale que les architectes ne connaissaient pas. Moi je n’ai jamais vraiment connu, cela coule, c’est des trucs un peu bizarres, ils apprenaient cela aux arts-déco, mais dans les agences d’archi, on ne savait pas… Si on voulait mettre de la couleur… D’abord le calque, il faut bien voir que c’est fait pour être tiré, et les tireuses ne tiraient qu’en noir et blanc, c’était des trucs à ammoniac qui n’étaient pas couleur. Donc on n’envisageait pas de faire des tirages en couleur. Il arrivait parfois de faire des rendus en couleur, alors dans ce cas on dessinait à l’encre sur le calque, lequel calque était destiné a être collé sur un kadapac blanc. Cela devenait alors une pièce originale, ce n’était plus tout à fait l’utilité normale du calque, mais cela fait quand même une matière qui est pas mal, et là si on faisait de la couleur, c’était plutôt aux crayons de couleur, enfin moi j’en ai fait beaucoup aux crayons de couleur. Parce que le crayon sur le calque, comme c’est assez abrasif, cela marquait assez bien. Et sinon aussi aux feutres, mais alors là, cela devenait nettement plus délicat et cela demandait un tour de main que généralement les architectes n’ont pas. Ils ne savaient pas faire. Il y avait une grosse difficulté sur la couleur, il y a eu la période où les architectes faisaient de l’aquarelle et des trucs comme ca, bon mais de mon temps s’était déjà relativement passé, et puis maintenant il y a l’ordinateur, mais il y a une période où elle était relativement absente. La couleur dans l’étude ou le rendu, à part le crayon de couleur, non. C’était quelque chose que j’utilisais beaucoup, avec 4 ou 5 crayons on arrive à faire pas mal de couleur, mais moi j’étais un peu pro là-dessus, je n’ai jamais rencontré de copains qui faisaient pareil, qui utilisaient la couleur.

C.C : Il me semblait que le feutre à alcool était l’instrument qui avait apporté la couleur sur le calque. Mais cela concerne peut-être plus l’urbanisme ?

G.R : Alors en urba, oui effectivement, c’est vrai, cela s’utilisait aussi. Et puis il y avait un truc super, dès que cela se voulait être un peu propre et qui a remplacé tout cela, c’est le zip. Parce que là, on avait des zips de couleur. Vous savez ce que c’était le zip ?

C.C : Non !

G.R : Le zip, au départ je crois que c’est une marque américaine, c’était zipaton, mais on appelait ça zip, et c’est une boite qui faisait des trames que l’on venait coller. Alors il y avait des trames de couleurs, des trames de gris, de gris avec des petits points, des lignes, des hachures parce que cela passe dans la machine à tirer, parce que les gris transparents disons, la tireuse ne gérait pas bien les dégradés, elle faisaient ou noir ou blanc, donc il fallait avec comme dans l’imprimerie, un système tramé. Il y avait toutes les gradations, 5%, 10%, 20% dans des feuilles qui coutaient d’ailleurs vachement cher, et puis après il y a eu ces mêmes types de feuilles avec des couleurs.

C.C : Et alors comment s’en servait-on, on venait coller ?

G.R : Alors oui c’était assez délicat, il y avait deux feuilles, la feuille de zip et une feuille de papier un peu glacée derrière, alors si c’était un petit bout c’était facile, mais dès que cela devient un grand bout, surtout que la colle qu’il y avait entre les 2 feuilles parfois collait trop… On enlevait la pellicule arrière, on en dégageait une petite partie, on venait la mettre juste à la limite du trait, de la zone que l’on voulait, on appuyait un peu, cela collait, puis on tirait par en dessous, on en dégageait la surface, puis on venait avec un vaccinostyle ou un petit cutter découper juste selon les traits et puis on enlevait tout et on avait la surface colorée et on venait alors frotter un peu avec l’équerre. Avec les grandes surfaces, il y avait des bulles d’air, des cloquages etc, cela demandait déjà un petit tour de main…mais alors le zip cela a été un truc énorme, parce qu’il y a avait des trames et des aplats de couleur, mais il y avait aussi tous les sanitaires, les meubles, et petit à petit c’est devenu complètement mécanique…

C.C : En fait cela remplaçait les bibliothèques d’objets disponibles aujourd’hui dans les logiciels informatiques ?

G.R : Oui exactement, oui c’était le début du copier-coller ! Et puis alors il y a eu aussi un phénomène, on pouvait faire faire, chez le tireur de plan, ou même ceux qui étaient un peu équipés pouvaient le faire chez eux, au lieu d’avoir un papier de tirage, on prenait un papier qui avait un double épaisseur, on faisait par exemple soi-même son dessin de salle de bains, on le tirait et on en faisait des multiples que l’on pouvait venir coller sur un plan, par exemple un plan d’étage avec 5 salles de bains, on voulait faire les 5 salles de bains que l’on avait étudié, on les tirait et hop… on venait remplir le plan. C’était à un tel point que je me souviens avoir participé à un concours de 10 000 logements, on faisait des zip de façades, on avait fait deux travées de façades et comme on avait des kilomètres de façades, on zippait, je me souviens avec un copain on se disait un jour on va faire des zip de ville. Le copier-coller était déjà assez dans les moeurs.

C.C : Le calque est effectivement un instrument royal pour le copier-coller, si ce n’est que la superposition impose de gérer un problème de composition.

G.R : oui, oui et les techniques se superposent, les anciennes sur les nouvelles, on perd parfois des savoirs faire, mais on acquiert de nouveaux. Ca se déplace… Mais vous savez, il y a un parallèle qui est très marrant, en architecture, c’est l’invention du béton armé. En fait on avait déjà inventé la pierre armée avant de faire le béton armé, toute la place de la concorde, les bâtiments de Gabriel sont en pierre armées, tous les linteaux contiennent du métal, alors à l’époque c’était du fer, donc cela ne tient pas très bien à la rouille, tout le panthéon aussi, c’est d’ailleurs le problème, le fer rouille et cela se casse la gueule… Le béton armé, ce n’est que l’application d’une chose que l’on faisait déjà…. Les inventions sont souvent moins radicales qu’on ne le croit, il y a souvent beaucoup d’anticipation auparavant. Alors le zip c’était pour le dessin, mais il y avait tout le problème des lettres. Il y avait le Lettraset, c’était pareil, on collait lettre par lettre, il ne fallait pas faire de fautes. Et avant on avait le pochoir. Quand on rendait à l’école, en 65-66, tous les projets que l’on rendait à l’école avaient un grand titre, que l’on faisait au pochoir, mais souvent c’était même des poncifs. On avait un bouquin de lettre, on mettait un calque fort dessus, un calque épais, un A mettons, on le décalquait au crayon gras, on le reproduisait sur la feuille à l’endroit que l’on voulait à l’envers en frottant avec une pièce de 5 francs, parce que c’était des pièces en alu qui étaient assez grandes, cela faisait une trace et puis après on revenait à l’encre. Pour une lettre ! Je me souviens, j’ai passé la nuit pour à copain, il avait fait ce que l’on appelait à l’époque une analo, c’est-à-dire une analyse de bâtiments, et c’était la place des Vosges, on devait à 3 heures du matin, et puis il m’avait demandé de faire le titre à moi un peu fatigué, et un moment il se relève me dit « mais qu’est-ce que tu as écrit ? » et j’avais écrit « place des voutes ». Et il a fallu aller à la lame de rasoir, c’était des lettres qui faisaient bien 8 cm de haut, et bien ca avait marché ! On avait un certaine batterie d’instruments un peu mécanisés.

Et puis après est arrivé le normoT, il y avait une molette avec les lettres. Quand on voulait faire un titre, on tournait la molette, clac on appuyait et la lettre s’imprimait sur une petite bande de plastique que l’on venait coller. Et puis après ce truc là c’est développé encore, il y a eu, miracle de l’informatique, un petit écran, on pouvait taper un titre entier avant de l’imprimer, mais bon c’étaient les derniers soubresauts avant les ordinateurs.

C.C : Et une tireuse, à quoi cela ressemblait ?

G.R : La tireuse, initialement cela a du commencer de manière très artisanale, on avait ces bleus, ces fameux papiers bleus des architectes, on en voit encore dans des films, des gars qui montrent des bleus alors que cela fait au moins 70 ans que cela n’existe plus. Alors le bleu, moi je n’ai même pas connu cela, quand j’ai commencé à travailler, les tirages étaient un peu dégueulasses, mais ils n’étaient pas bleus. Le bleu, je crois que c’était un papier sensible, on le mettait dans une boite, on superposait le dessin sur calque avec ce papier en le roulant, dans la boite il y avait de l’ammoniac, je crois que c’était de l’ammoniac parce que les machines que j’ai connu fonctionnait avec de l’ammoniac mais je pense que les bleus cela marchait déjà comme cela il faudrait vérifier, on fermait dix minutes, on ressortait et le papier restait bleu sauf le dessin qui était blanc.

C.C : Et là, il est important que le papier soit calque ?

G.R : A la limite non, c’était peut-être un système qui ressemblait plutôt au carbone qu’au tirage. Il faudrait vérifier, au XVIIème siècle il y avait déjà des gars qui faisaient çà ! C’est ancien ce truc là ! Dans les grandes agences, il y avait des gens qui passaient leur temps a décalquer, il n’y avait pas de tirages à l’époque ! Mais bon le bleu je ne sais pas techniquement comme cela fonctionnait, je pense que c’était plus sur le principe du carbone, du papier carbone de la machine à écrire. Pour revenir à la tireuse, c’était une machine qui ressemblait à un traceur, il y avait un rouleau, mais au lieu d’avoir une tête d’impression, c’était une lampe, une espèce de néon, le papier passait dans un bac, il y avait de l’ammoniac, il y avait un papier qui était photosensible, qui était impressionné par l’ombre du calque et qui après être passé sur ce cylindre lumineux, il redescendait derrière humide car il était passé dans l’ammoniac, il fallait attendre que cela sèche, et cela faisait comme une photo. Quand le bac était propre, le tirage était noir et plus au fur et à mesure, c’était de plus en plus violacé. Il fallait changer le bac, ca puait. Dans les agences il y avait un local où il y avait la tireuse de préférence.

C.C : En ce qui concerne les rendus de concours ?

G.R : Alors, un rendu de concours, il y avait d’autres techniques sophistiquées. Par exemple, les rendus à l’école, les étudiants les faisaient sur des calques, et on faisait ce qui s’appelait de « la gélatine ». La gélatine, c’est un système d’impression par sérigraphie. En fait on pouvait faire toutes les couleurs qu’on voulait, on ne pouvait bien sur pas faire des mélanges de couleur, mais par contre il fallait faire un calque pour chaque couleur. Il y avait un gars dans Paris qui était rue de la Fontaine à Bullard, l’étudiant faisait des calques séparés, parfaitement repérés et chez le reprographe il passait en gélatine, la technique je ne la connais pas bien, il faisait une espèce de film pour chaque couche et on imprimait sur un belle feuille de papier avec autant de passage que de couleur. Mais c’était uniquement pour des aplats. Et pour les rendus de concours on faisait cela, des gélatines !

C.C : Et comment se servait-on du calque pour la composition de plusieurs documents sur les panés ?

G.R : On faisait ce qui s’appelait une cimaise, on préparait à l’avance, on prenait au final une belle grande feuille, on mettait les documents en dessous et on dessinait. Ou alors on faisait des montages. Le montage marchait bien ! Moi j’ai fait beaucoup de montage. Alors là aussi une technique, on superposait les deux feuilles sur leurs bords, on mettait des petits bouts de scotch, on retournait la feuille pour couper qu’une seule fois avec le cutter d’un seul trait de coupe, on sectionnait le scotch invisible, puis on frottait avec l’ongle pour que cela ne se voit pas et on faisait des montages parfaits. Et puis après, il y a eu l’arrivée de la photocopieuse…

C.C : En quelle année ?

G.R : La photocopieuse A3 de bonne qualité, cela démarre, je me souviens, frénétiquement on faisait cela dans les années 70-80. 80, j’ai eu une photocopieuse A3. Cela marchait bien. On pouvait faire des montages, bien sur on était limité par le format, le A2 s’était généralement réservé aux professionnels. Et là les montages, on mettait des petits scotchs transparents, mais il fallait faire gaffe, mettre du scotch transparent tout autour bien appuyé et même il fallait parfois s’y prendre en 2 temps parce que il y avait des petites ombres qui apparaissaient, des petits traits noirs, donc ce que l’on faisait c’était de faire un premier tirage, ensuite on mettait du blanc des secrétaires, du typex, pour les effacer et on repassait à la photocopieuse, c’était un peu laborieux si on voulait un truc impeccable. Mais cela allait pour des petits documents. Sinon il y a eu des photocopieuses Canon grand format, qui allait assez vite, mais chez les professionnels, pour faire des montages compliqués. J’ai fait des rendus de concours avec pleins de documents, de belles planches…

C.C : Le calque, en tout cas aujourd’hui, est assez peu compatible avec la photocopieuse. La photocopieuse aujourd’hui ne reconnait jamais le format du document que l’on cherche à reproduire…

G.R : Ah, oui, alors c’est marrant, parce que à ce moment là, on avait d’abord pas tellement le choix de format, on avait A4/A3 et on appuyait sur le bouton, la machine ne repérait pas le papier, donc on ne faisait pas d’erreur ! C’est-à-dire que dans certains cas… oui, oui, il y a eu un problème comme cela, évidement dès que l’on a un calque avec des papiers collés dessus on ne pouvait pas le tirer, parce que cela faisait des zones opaques, donc on le passait à la photocopieuse grand format, on faisait des montages avec du calque et du papier, je me souviens de document où il y avait une espèce de mosaïque de papier sur un fond de calque, parce que le calque était un matériau assez bien adapté à faire des découpes, on avait pas de grandes feuilles de papier de grandes tailles. Le calque s’était un super matériau. Mais, non quand on faisait nos montages, on les passait à la photocopieuse, pas de problème de repérage parce qu’il n’y avait pas encore ce problème électronique de repérage, non cela marchait bien.

C.C : Il y a beaucoup d’espèces de calques différentes, le calque « végétal », le calque « crystal »…

G.R : oui alors çà, je n’ai pas beaucoup de … par contre il y avait un calque qui était un peu mythique, moi j’ai découvert en 72, c’est le calque « américain », un petit calque jaune. J’ai travaillé avec des américains et avec un américain en particulier. Alors c’était une technique complètement différente, eux ils ne travaillaient que au crayon, au crayon gras. Il y avait un gars qui me fascinait, il arrivait le matin, c’était un gros américain, on faisait un projet où nous étions associés avec une grosse boite américaine, il arrivait le matin, il avait un faisceau de crayon comme cela, il avait environ 40 crayons, il avait sa machine à tailler les crayons qu’il accrochait à sa planche, qu’il avait amené dans son bagage, il commençait par se prendre un café et il taillait tous ces crayons, des crayons genres HB ou 2B, très gras, qu’il taillait super fins. Et toute la journée, il dessinait sur son calque, il avait de la chiure de gomme, c’est-à-dire de la gomme râpée dans un petit sac, qu’il répartissait sur la feuille, de manière à ce que le té ne salisse pas la feuille, il était très précautionneux et dès qu’un crayon était un peu usé, il le mettait à droite et au cours de la journée il épuisait toute sa réserve. Il ne faisait que du crayon et que du manuel, tous les titres et tous cela à la main…

N.C : Pourquoi le calque américain est-il si mythique ?

G.R : Il est mythique pour quoi…C’est un calque qui est assez léger, heu… je pense en fait qu’il était surtout mythique parce qu’il était américain, il y avait un coté hum…. Mais je ne saurais pas dire pourquoi. A mon avis il était un peu moins gras, parce que le calque s’est toujours un petit peu gras, il devait être un peu moins lisse, cela me plaisait assez, mais c’était un peu dans le pittoresque, dans le tourisme qu’autre chose. La preuve, c’est que cela ne s’est pas répandu, s’il y avait eu un avantage décisif, on en aurait plus vendu

C.C : Ce qui me fascine beaucoup, c’est que ce support à tous les défauts du monde, il craint l’eau, il garde le pli…

G.R : et puis surtout cela ne vieillit pas très bien. Mais on n’avait pas le choix…

C.C : Mais ne puis-je pas rétorquer le papier standard existait ?

G.R : Ah, sauf qu’il n’était pas transparent, ce qui est essentiel.

C.C : Oui mais là encore, c’est quelque chose que je comprends moyennement, je me fais un peu bête exprès, à cette époque, les architectes savaient très habilement dessiner ?

G.R : Reproduire exactement un carré de 12,5cm sur un papier standard, cela prenait forcément du temps, il fallait prendre la règle, la caler et tout cela. Non avec le calque, on faisait un premier croquis, on superposait un nouveau calque, c’était hyper pratique de superposer instantanément un nouveau support, de ce point de vue là c’était un gain de temps incroyable, s’il avait fallu redessiner tout à chaque fois. Alors c’est assez marrant, parce que quand j’ai commencé à travailler à l’ordinateur, il y a eu un phénomène, c’est que le calque cela allait avec la planche assez grande, et on avait de moins en moins la planche à coté de l’ordinateur, il y avait un problème d’encombrement, et moi je sais que le dernier projet que j’ai étudié, j’avais développé un technique, ma technique à moi, j’ai le papier A4 de base, 80g/m², qui était un petit peu transparent, semi-transparent, et je trouvais que ce n’est pas plus mal qu’il soit semi-transparent. Pour faire des études, pour faire des petits dessins, je n’utilisais plus le calque d’étude, le calque faible. Je trouvais que ces petites feuilles étaient plus pratiques que ce rouleau qui n’avait jamais le bon format, qui se déchirait, etc…. C’était plus concentré. Mais cela allait pour l’étude…Je pense qu’au départ, le calque, cela a été le calque de reproduction de plan, et c’est en fait à l’usage que l’on en a fait du plus léger et que l’on s’est aperçu que cela pouvait être un instrument d’étude. Mais peut-être qu’en 1930, les architectes dessinaient sur du papier standard.

C.C : L’un des intérêts de la transparence du calque, c’est aussi peut-être la possibilité de raccorder des dessins ?

G.R : Mouis, sur des grands dessins, non je ne crois pas que cela ait joué tellement… J’ai eu un problème il y a quelque temps, en ce moment je fais beaucoup d’aquarelle, je me reconvertis dans l’aquarelle et j’ai fait un grand panorama de l’île de la cité qui fait 15cm de haut sur 1,3m de longueur et pour en faire une édition, on s’est aperçu que la longueur n’était pas suffisante et qu’il fallait rajouter 10 cm à chaque bout, ce qui sur une aquarelle n’est pas évident. Et bien, j’ai carrément scotché 2 petits bouts aux extrémités et ce qui m’inquiétait le plus c’était pour la couleur, le dessin etc, il fallait prolonger le quai et les arbres. Et en fin de compte je me suis aperçu que cela se raccordait assez facilement. Donc je ne pense pas que cela soit un problème, que le calque ait facilité les choses de ce point de vue là.

C.C : Pour parler d’aquarelle et de reproduction, pendant très longtemps le mode de rendu des architectes était l’aquarelle, et bien sur impossible de faire de l’aquarelle sur du calque, le calque servait là pour reproduire un dessin avec la méthode des poncifs telle que vous me l’expliquiez toute à l’heure?

G.R : Oui alors, là par exemple les projets de l’on rendait à l’école, on rendait toujours des projets sur châssis tendus papier, on utilisait le calque pour étudier et quand on avait un plan à peu près fait, le calque ne servait pratiquement plus à rien, en fait on se tapait tout le dessin de zéro, on construisait la figure. C’était d’ailleurs un peu méprisé d’utiliser le calque à ce niveau là. Le calque à l’école ne servait pas beaucoup. D’abord cela coutait assez cher, donc au début des études on avait du papier et puis c’est tout. Le seul problème, c’est que la feuille de papier avec le té et l’équerre, il faut être très attentif parce que cela frotte et noircit le papier. D’où la chiure de gomme, assez pratique.

C.C : Le fait de donner une épaisseur au dessin, une profondeur en superposant des calques ?

G.R : Non, cela a du se faire, mais non pas tellement…

C.C : Et le fait d’utiliser des trames, des traits régulateurs comme aide à la construction du dessin ?

G.R : Oui cela plus souvent, classiquement on faisait une trame sur un calque préparatoire. Surtout que cela permettait de la glisser, de la déplacer sous la feuille pour avoir le fond plan.

C.C : Calque et maquette ?

G.R : A l’époque dont je parle, on travaillait très peu en maquette. A l’école, il n’y avait pas de maquette, c’était quasiment interdit. Moi j’ai connu une époque où les étudiants avaient manifesté pour obtenir le droit de coller des photos de maquettes sur leur châssis. Parce que c’est clair, l’enseignement des beaux-arts, c’est un plan. C’était généralement des grands projets, avec un grand plan, et la façade et la coupe c’étaient très peu. C’était un enseignement de la composition du plan, mi-plastique, mi-fonctionnel, etc.… On commençait à faire des maquettes à la fin de nos études. Je me souviens de ma première maquette, c’était un hôtel, justement en papier calque, je pensais que ça allait être très bien, et c’était complètement nul, elle ne tenait pas ! De toutes les façons, il y a toujours eu cela dans les études. Moi quand j’ai commencé l’école, on dessinait au crayon, on avait le droit qu’au trait de coupe à l’encre, pour les premières années. Mais les deuxièmes, troisièmes années travaillaient au graphos. De la même manière qu’en première année, on avait le droit de dessiner que des bâtiments en pierre et en bois et qu’il y avait qu’en deuxième et troisième année qu’on avait le droit de mettre du béton ou du métal. Mais tout cela c’est transitoire, cela a changé. Mais pour les maquettes, ce n’était pas tout à fait cela, mais peutêtre tout simplement parce qu’un jour quelqu’un avait dit « les maquettes on ne sait pas où les mettre, donc pas de maquette ! » et puis voilà, je pense que cela venait de là plutôt.

C.C : On gardait tous les dessins des étudiants ?

G.R : Tous les dessins que l’on a rendus à l’école depuis 150 ans sont là ! Enfin, pas tout à fait tous, quand même, je me souviens en avoir récupéré. Mais tous les dessins qui étaient primés, il y avait 4 ou 5 prix, les premières médailles et tout un système, les 10 premiers projets à chaque fois étaient conservés, et ils sont toujours là ! Ils ne savent pas quoi en foutre d’ailleurs, il y en a des tonnes et des tonnes, qui étaient gardés par l’école. Pour les maquettes, à mon avis c’est venu de là, il y avait les gardiens, ça les faisait chier de manipuler les maquettes, parce que il faut savoir comment cela fonctionnait. On rendait nos projets le mercredi le midi à l’école. On avait une ½ heure pour rendre, il y avait les gars qui avaient leur charrette, bon et puis après cela, le jury se réunissait le lendemain, les étudiants n’étaient pas présents, c’était l’anonymat total, et on revenait dans la salle la semaine suivante, et les notes étaient marquées en dessous, c’est tout, on n’avait aucun commentaire, aucune justification. Et entre temps c’étaient les gardiens de l’école qui mettaient les châssis, qui les accrochaient, les décrochaient. Et je pense que les maquettes, ils ont dit un jour « bon, ben ça va comme çà ». Je ne serais pas étonné que cela vienne tout simplement de là !

C.C : Quand on dessine sur calque, il me semble qu’il y a une chose très importante, c’est le fond, est-ce que l’on commençait à dessiner directement sur du calque ?

G.R : Non effectivement, il y a toujours un fond, une carte géographique, une échelle, des tas de choses. Mais parfois il n’y avait rien.

C.C : Mais s’il n’y avait rien, il fait que la table soit alors complètement neutre ?

G.R : Alors, il y avait deux familles, les architectes et les ingénieurs. Il y avait les tables à dessins, mais moi je n’ai jamais vu de tables à dessin chez les architectes, ils avaient de grandes planches comme cela, ils tendaient une grande feuille de papier, quand on faisait un peu les choses bien, on prenait une grande feuille de papier blanc de bonne qualité, celles qui servaient pour les châssis en fait. On la tendait bien. On scotchait dessus alors à force de mettre du scotch et de l’enlever, on arrachait la feuille, du coup on râpait le scotch sur le bord de la table pour que cela se décolle. Il y avait un fond blanc. Sur les tables à dessiner des ingénieurs, c’était plutôt bleu ou vert. Mais bon, c’était un peu comme les trucs des dentistes, il y a des modes. Et puis les ingénieurs avaient ce système de règle articulé, que les architectes n’ont jamais eu. Moi j’ai eu cela car j’ai travaillé dans un grand bureau d’étude, à la CERIP, qui était un bureau d’étude de Renault, on était équipé avec ces tables, donc j’ai connu les deux systèmes. Mais pour faire des plans d’archi, ce n’était pas génial, parce que la règle qui se déplace était assez courte, alors que nous on avait le té, le mieux c’était la lame de té avec les fils parallèles sur les bords de la table. Super efficace en fait… Les architectes, on était un peu du genre la règle et le compas, le minimum, ce qui n’était d’ailleurs pas idiot. J’ai connu une agence américaine qui ne travaillait que à la main levée, tous les dessins, les titres, aucun instrument autre que le cutch pour mesurer et encore. Et cela impeccable, un peu trembloté, mais quand on est un peu habile on fait des trucs propres, surtout si on a une trame en dessous.

C.C : Aujourd’hui, les étudiants n’utilisent plus de calques ?

G.R : C’est assez rare, oui. Essentiellement les étudiants que j’ai maintenant ils utilisent leur portable, ils ont leur écran ouvert, ce qui est pas terrible. D’ailleurs il y a eu une première époque où il avait Autocad qui présentait un fond noir et les traits de couleur, et cela c’était insupportable, toute l’éducation que l’on avait eu les traits noirs et le papier blanc, et de voir des plans noirs avec des traits de toutes les couleurs, cela bouleversait complètement la lecture, d’ailleurs cela déspatialisait, dématérialisait complètement la représentation ! Je me souviens d’ailleurs d’avoir râler contre ça.

C.C : Comment c’est passé pour vous le passage à l’informatique ? Il y a aussi des calques en informatique ?

G.R : oui, oui, oui…Moi le passage à l’informatique, j’étais fasciné de voir une fille à la Défense dans une boite de reprographie on lui envoyait des lettres, elle la tapait et puis on allait la revoir parce qu’on voulait modifier un truc, elle changeait trois phrases et hop ! Mais c’était une machine qui était grosse comme la pièce. Moi cela ne m’inspirait pas trop, mais j’avais un associé qui lui était plus inspiré, c’était drôle, il avait acheté un Mac, un des premiers Mac, un petit machin comme ça, qui est resté un an dans le placard, parce que lui il l’avait acheté mais il n’osait pas s’en servir. Et j’ai regardé le Mac, comment ca marchait et c’est moi qui me suis lancé. Mais bon je me suis lancé sur Word et Excel. J’avais un appel d’offre à l’époque et j’étais complètement fasciné de l’utilisation de ce système là, qui entre nous d’ailleurs marchait aussi vite que celui que j’ai aujourd’hui avec un mac hyper puissant. Et puis petit à petit, on a acheté un logiciel pour dessiner.

N.C : Architrion ?

G.R : Non, c’était 3D turbo. C’était un logiciel que j’avais pris parce que justement, il n’était pas « architecte ». Cela m’énervait ces trucs où il y avait déjà les pavillons dessinés, donc j’avais pris un truc qui était plutôt généraliste, géométrique. J’ai eu beaucoup de mal à rentrer dedans parce que c’était très mal expliqué, par contre une fois que j’ai compris, j’ai trouvé cela génial !

C.C : Et dans un logiciel qui n’était pas dédié aux architectes, il y avait des calques informatiques ?

G.R : Oui, oui bien sur. Il y avait un truc qui me faisait marrer, c’était que comme c’était un outil pour les ingénieurs le système de coordonnées était inversé. Et puis le trait de coupe n’était pas initialement réussi : nous sur papier, on dessinait un trait de coupe d’abord fin et puis après on épaississait le trait à l’intérieur du mur. Alors que l’ordinateur épaississait le trait dans l’axe du trait, ce qui fait qu’automatiquement cela épaississait les murs ! Dès que c’étaient des cloisons, cela faussait complètement la lecture du plan. Ensuite on a pu préciser si on épaississait le trait au centre, à droite ou à gauche. Moi je m’y suis mis, j’avoue que je dessine beaucoup en pers et en volume et c’est un truc qui évidemment travaillait un volume, alors l’époque bien évidemment ce n’était que du filaire, ou pratiquement, mais j’ai trouvé cela tout de suite génial !

C.C : Et comment vous en serviez-vous ? Vous faisiez une petite modélisation, une impression et vous redessiniez par-dessus ?

G.R : Oui, c’était un logiciel qui gérait à la fois la 3D et le 2D. C’est une époque où en plus je me suis beaucoup intéressé à la perspective, donc cela me permettait de voir comment l’ordinateur la « pratiquait », cela m’a permis de découvrir des trucs sur la pers grâce à l’ordinateur, l’altitude, les points de vue, etc… Les réglages n’étaient pas tout à fait les mêmes que ceux que l’on connaissait quand on dessinait à la main. Donc cela enrichissait un peu le point de vue sur la perspective. En particulier, ce que j’ai beaucoup pratiqué, j’avais tout mon projet en filaire, j’en faisais uneimpression, je mettais une feuille de papier et je redessinais par-dessus. C’est de là qu’est venue l’utilisation du papier machine et que j’ai abandonné le calque. C’est venu de là. Parce que l’imprimante sortait des A4.

C.C : Et est-ce que ce n’est pas surtout parce qu’un modèle en filaire laisse apparaitre trop de traits, rend le dessin confus et qu’il vaut mieux s’appuyer sur un support pas trop transparent

Propos receuillis le 12 juin 2008

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