Autocad rend-t-il aveugle ?

6 février 2012 - § 1 commentaire - § permalink

Autocad-rend-t-il aveugle?

Couleur de calque et échelle d’impression

Le titre de ce billet est un clin d’œil au désormais article culte de Nicholas Carr « Is Google making us stupid ? » (dont on pourra trouver une traduction ici ou ). Dans cet article, je tente de décrire quelques radicales transformations introduites par l’informatique dans le dessin en architecture.

 

Autocad-rend-t-il aveugle?

Autocad-rend-t-il aveugle?

J’avais déjà esquissé certains aspects de ce que modifie le passage du dessin sur calque papier au dessin sur calque informatique dans ce précédent billet. Je me faisais alors la remarque que les calques virtuels des logiciels informatiques sont appelés à être nommés, induisant de fait une organisation stricte des dessins.

En continuant de la sorte, je pars ici du fait qu’en plus d’un nom, les logiciels de CAO proposent de doter leurs calques d’un paramètre de couleur. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, ce n’est pas pour introduire de la couleur dans un dessin, du moins pas la plupart du temps. Il s’agit là d’un autre mode d’organisation du dessin, lié aux épaisseurs de trait. La couleur d’un calque sous Autocad est en réalité un moyen pour paramétrer l’épaisseur d’un trait à l’impression. L’utilisateur a la possibilité d’associer une épaisseur à chaque couleur de calque , qui sera celle transmise au traceur lors de l’impression.

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Gestion de noms de calque : petite comparaison entre papier calque et calque virtuel

29 juin 2010 - § 2 commentaires - § permalink

A  l’ère de l’informatique dominante, le calque a été, lui aussi, numérisé. Ces calques virtuels, on les retrouve dans bon nombre de logiciels de dessin utilisés en architecture, aussi bien en CAO (Autocad, Archicad) qu’en conception 3D ( Sketchup, Rhino, 3dsmax) ou même de graphisme (Photoshop, Illustrator), etc…

Telle est du moins la traduction choisie, car le terme anglais des ces calques virtuels est « layer », que l’on traduirait plus volontiers par « couche« . Car ces calques n’ont de « calque » que le nom. Il me semble qu’en examinant en quoi le calque numérique s’écarte de son original papier, il repose de manière sous-jacente un ensemble de mutations dans le travail de l’architecte. Premier épisode.

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Enseigner l’architecture sans papier calque ?

24 juin 2010 - § 3 commentaires - § permalink

Rouleau de calque

Dans ce précédent billet, je formulais deux hypothèses sur l’incompatibilité du papier calque aux moyens de reproduction que sont la photocopieuse et l’ordinateur pour tenter d’expliquer sa disparition des agences d’architecture. Mais le calque a également disparu des écoles d’architecture (ce qui explique de manière triviale pourquoi on ne le retrouve pas dans les agences!). Pourtant, il n’y a pas si longtemps, l’informatique était encore bannie du projet. Valérie Chatelet se souvient de son diplôme, passé en 1999, comme de l’un des derniers encore sur calque : « [l’informatique], c’était trop clinquant, et l’on ne sentait pas le travail de la main » (cf.  cet entretien avec Valérie Chatelet). Et si la Columbia Graduate School of Architecture proposait en 1992 le « Paperless studio » (l’atelier sans papier), n’abordant la conception architecturale que par le biais de l’ordinateur, elle détonnait  dans le milieu des architectes. Que perd l’enseignement à déconsidérer le papier calque?

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Incompatibilités du papier calque aux « systèmes » actuels de reproduction de documents

21 juin 2010 - § 0 commentaires - § permalink

CalqueSurCalque-RenduFilaire-Miniature

Aujourd’hui, le papier calque a presque entièrement disparu des agences d’architectes. Seuls subissent quelques rouleaux de calque d’étude, et encore… La reproduction et maintenant la diffusion des dessins ont été améliorées, par la photocopieuse d’abord, et l’ordinateur ensuite. A défaut d’être en mesure d’expliquer cette (fâcheuse) disparition du papier calque, je trouve intéressant de noter qu’à ces deux inventions le calque a opposé une forme de résistance.

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Projections architecturales… sur calque

31 mai 2010 - § 0 commentaires - § permalink

Les projections les plus utilisées en architecture sont celles dites orthogonales (plans et coupes), c’est-à-dire celles pour lesquelles les droites de projection sont perpendiculaires à la feuille. Ce mode de représentation a en effet le grand avantage de conserver les distances.

Robin Evans a consacré plusieurs écrits à montrer de manière très judicieuse comment la technique de la projection influence les formes qu’elles projettent et comment s’intercale l’imaginaire dans le dessin. Il relève dans ses analyses que les dessins en projection ne sont jamais complets. » Lire la suite… «

Superposition de calques et rapport du dessin au corps

24 mai 2010 - § 0 commentaires - § permalink

Dessin extrait de "Apprendre à voir l'architecture" de Bruno Zévi

Superposer des calques, c’est apporter des corrections à un dessin. La transparence du papier calque offre à l’architecte la possibilité de n’intervenir que sur la partie du dessin méritant de l’attention. Celui qui n’a jamais superposé ou vu superposé de calques découvrira chez les architectes un rituel étrange : la plupart du temps, les architectes redessinent les traits des calques inférieurs, comme si le crayon avait besoin d’une forme d’élan avant de se lancer dans le saut créatif. « Le calque oblige à un re-dessin et pas simplement à un regard ce qui n’est pas la même chose ; on tisse l’espace sur le flux de papier et on le reproduit dans le calque » témoigne l’architecte Patrick Céleste. » Lire la suite… «

Superposition de calques : un peu de combinatoire!

5 mai 2010 - § 1 commentaire - § permalink

Combinatoire

Superposer des calques autorise un petit jeu combinatoire dans lequel un architecte peut théoriquement composer bien plus de dessins différents que de calques dont il dispose! » Lire la suite… «